@ Scootavia : Andre Morin un constructeur de génie
Né en 1923 dans le centre de la France, André Morin se passionne très tôt pour la technologie. Alors qu’il n’est qu’un jeune adolescent, il dessine et imagine des plans de maquette d’avion qu’il vend. Passionné d’aéronautique, il suit des études d’ingénieur et travaille pendant la guerre dans un bureau d’étude pour l’aviation. Il devra mettre son savoir pour réaliser en secret avec une poignée d’autre ingénieurs un Hydravion capable de traverser l’atlantique.
Tout commence par la réalisation de roue et de moyeu qu’il imagine. En effet, Il est un des seuls à l’époque à se lancer dans la fabrication et la commercialisation de roue en alpax. Il en vend plusieurs exemplaires. De la roue à la voiture, il n’y a qu’un pas à franchir et c’est pour cela quand 1948 il imagine un micro-car, Il sonde le marché grâce aux publicités mais malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous. L’Aerocar restera dans les cartons.
La guerre terminée il reste sur Paris et se consacre pleinement à sa passion : la création
Toujours sur les tables à dessin, il décide alors de se lancer dans l’aventure du scooter comme Bernardet et quelques marques le font
à ce moment là. Il conçoit un scooter inspiré de la technique aéronautique qui utilise les alliages légers; ce sera le SCOOTAVIA. Dés 1949, il lance des publicités dans la presse locale et les
premières commandes affluents. Il est obligé alors de déménager et de s’installer au 112 rue Mannin ou il a un petit a
telier de mécanique. Et c’est là le début de l’aventure, puisque aidé au départ
par deux ouvriers il assemble ses scooters. Les pièces sont commandées aux fonderies locales et le reste est réalisé sur place. Il peint lui-même les scooters au pistolet. Il arrivera même à un
moment à employer 17 personnes et à construire 10 Scootavia en 1 mois. Les commandes arrivent mais ne permettent pas de passer au stade de la production en masse.
André Morin, dans un souci d’économie et pour satisfaire la clientèle va alors fin 1951, proposer un scooter redessiné et doté d’un moteur 175 cm3. Ce sera le scootavia de deuxième série. Parallèlement à cela, il réalise un triporteur appelé taxi-pousse pour le marché indochinois. Mais la guerre prend là bas des tournures désastreuses et ce projet est alors abandonné. Début 53, il redessine le Scootvia en lui donnant une allure plus fine et elegante.Ce sera la dernière série qu’il projette de réaliser avec Mr Petitgat. Mais cette association ne verra pas le jour car en 1954 tout bascule et les commandes s’effondrent .Bon nombre de petits constructeurs se voient contraint de mettre la clef sous la porte et André Morin fera de même.
Mais l’ingénieur n’en restera pas là car aussitôt, il dessinera des machines pour l’agriculture, un second projet de micro car pour au final se consacrer pleinement dans sa passion du début : l’aviation. Il dessinera et commercialisera des plans de construction d’ULM.
Ce n’est qu’en 1982 qu’il décide de prendre la retraite.
Il ne subsiste à l’heure actuelle que 18 Scootavia, 1 triporteur, et une moitié de scooter.
A la question combien de Scootavia ont été construit, monsieur Morin m’a annoncé de mémoire, qu’il n’avait produit qu’au maximum 140 scooters. Ces renseignements me semble fiable puisque moi-même je possède le numéro 134 qui date de 1954. Donc je serais tenté de dire que les établissements A MORIN ont produit au moins 134 Scootavia.